La phase de mise en réseaux et grappes arrive à son terme

Après un peu plus de deux ans d’actions menées par les différents piliers du projet, les premiers résultats deviennent quantifiables. En effet, des grappes d’entreprises sont créés et des échanges apparaissent entre elles : les entreprises commencent à travailler ensemble, un élément essentiel pour pouvoir développer le secteur.

Parallèlement, les particuliers et les maîtres d’ouvrage sont davantage sensibilisés à l’écoconstruction et à l’écorénovation. Les évolutions récurrentes ont en effet rendu complexe, notamment pour les particuliers français, l’accès aux différentes démarches et/ou dispositifs financiers. Grâce aux outils d’aide à la décision, développés par EcoTransFaire, les démarches administratives qui y sont liées sont désormais plus accessibles.

En ce qui concerne les filières écomatériaux et gestion des déchets, de nombreuses avancées ont ici aussi été effectuées notamment avec les structures d’insertion.

Enfin, au niveau de l’emploi et de la formation, un travail d’identification préalable des attentes et des besoins a été nécessaire afin de pouvoir aujourd’hui développer des outils et une mise en réseau des acteurs.

Une nouvelle démarche sociologique

Au quotidien, EcoTransFaire agit comme un facilitateur et constitue un levier de développement : il ne fait pas « à la place de » mais il permet aux entreprises de trouver les ouvriers et les matériaux dont ils ont besoin, aux commanditaires de faire appel aux bonnes personnes et d’effectuer les bons choix, aux travailleurs de se former aux bonnes techniques.

Grâce aux actions menées par EcoTransFaire, les différents acteurs de l’écorénovation et de l’écoconstruction ont donc noué des liens et développé de nouvelles habitudes ; une démarche qui a pris du temps car elle touche à l’aspect sociologique des comportements, que ce soit ceux des entreprises ou des commanditaires.

Les projets pour le futur

Lors de la seconde phase qui débutera en juin 2015, EcoTransFaire entrera véritablement dans l’opérationnel dans le cadre des plateformes locales de rénovation énergétique de l’habitat labellisées « Pacte Lorraine ». Ainsi d’ici 2016, le projet accompagnera des chantiers pilotes en écorénovation et mettra en place des chantiers démonstratifs de rénovation d’un habitat typique local lié à l’historique minier de la région.

Ces chantiers devraient conduire à la modélisation, à la massification et à la montée puissance du secteur, afin que les différents travaux deviennent facilement reproductibles dans 2-3 ans. En effet, aujourd’hui, le marché existe mais il est encore loin d’être mature. Dans ce cadre, il s’agit de poursuivre le travail mené pour former les gens correctement et pour engager des économies d’échelle au niveau des matériaux.

Pendant cette deuxième période, l’accent sera également mis davantage sur la rénovation qui représente un marché en croissance au détriment de celui de la construction. Car d’importants efforts doivent encore être menés pour la rénovation, un secteur plus complexe, qui doit être appréhendé presqu’au cas par cas.

Jeanne Renauld